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Ma Nuit Chez Les Mannequins

La Figaro September 2009

Ma Nuit Chez Les Mannequins

COCKTAIL- DÉDICACE DE SHOW DE RALPH PUCCI À LA COFRAD

Ce pourrait être un flash mob, l’un de ces happenings contemporains qui voient des centaines, voire des milliers de personnes se figer au même instant parmi la foule, dans une attitude convenue ; c’est l’inverse. Dans ce showroom, ce sont les mannequins qui semblent animés. Le monde perd la tête ; eux aussi parfois. Le maître d’oeuvre – on devrait dire de ballet – est le designer Ralph Pucci. L’icône new-yorkaise est à Paris pour présenter, en exclusivité mondiale, outre son livre, sa nouvelle collection, intitulée « Madame » : « I like very simple names » , dit le maître. Robes noires, matière grise, visage sophistiqué inspiré d’un modèle asiatique – caucasien, dirait-on –, ses dames ont du chic.

Elles posent, fines et gracieuses, dans leur chair de résine. Sculptures expressionnistes. L’une est courbée, la main levée, sur un enfant assis par terre ; une autre a les mains sur les hanches, une troisième les bras croisés. Deux élégantes discutent dans un coin. On ne s’ennuie pas en leur compagnie. Leurs paupières closes, ou à peine entrouvertes, leur confèrent une vie intérieure ; on les devine songeuses. Les vraies gens sont plus communs. Ils boivent du champagne, dégustent du foie gras chaud à la vanille. On aperçoit des designers célèbres : Christophe Delcourt, Olivier Gagnère, India Madhavi.

Cette dernière s’entretient avec un monsieur qui porte une cravate orange : le DG des Galeries Lafayette. Pas question de lui tirer dessus. Sous son casque, le DJ s’agite en écoutant de la musique. Elle fait boum, boum. C’est normal. Un Japonais s’évente, un saxophoniste se promène au milieu des convives. Trois blondes américaines, assises sur un canapé, discutent entre elles. Personne ne leur prête attention : les pures beautés ne parlent pas.

SUR INVITATION
par Bertrand de Saint Vincent